G.A.V. - ...Mais des risques potentiels

1. Risques de dégradation de l’image

Bien que la décision de publier des vidéos, des images, des pensées, des expériences et des observations sur les sites de réseaux sociaux soit personnelle, cet acte peut générer en termes d’éthique des conséquences pour les salariés ainsi que pour les groupes qui les emploient. La fulgurante ascension des réseaux sociaux brouille la frontière entre la vie professionnelle et la vie privée et peut donc entraîner une dégradation de l’image de l’entreprise.

D’après un communiqué de presse, « Près de sept consommateurs sur dix sont prêts à blacklister une marque ou un produit dont le marketing via les médias sociaux les agace ». Le boycott d’une marque ou d’un produit par un client est une véritable catastrophe pour les entreprises car celui-ci risque d’aller consommer ou acheter chez les concurrents directs de l’entreprise en question. Selon une étude conduite en automne 2012 :

  • Seuls 26 % des consommateurs se servent des médias sociaux pour suivre des entreprises et interagir avec elles
  • La recommandation par un ami a un impact généralement positif alors que l’envoi de messages marketing non sollicités est considéré par les consommateurs comme la pire expérience possible sur les médias sociaux
  • 65 % des personnes interrogées ne feraient plus appel à une entreprise si son comportement sur les médias sociaux les agaçait ou les importunait.

La question essentielle en matière de sécurité se pose à propos des risques de fuites d’informations car la sécurité des informations personnelles est très instable sur les réseaux sociaux. Selon l’entreprise Clearswif, « 42% des employés ayant entre 18 et 29 ans abordent des sujets relatifs à leur travail sur des réseaux sociaux ou des blogs ».

De plus, il s’avère que le risque de fuites de données est plus important que les e-mails puisque n’importe qui peut accéder aux réseaux sociaux, où la confidentialité des données est difficile à mettre en place.

Une utilisation mal gérée des réseaux sociaux aurait donc un impact négatif sans précédent sur l’image de l’entreprise. Si les consommateurs ne sont pas satisfaits des actions marketing effectuées sur ces réseaux (offres trop peu attirantes, mauvais entretien de la page de l’entreprise, etc.), cela joue fortement en défaveur de la réputation de l’entreprise car ce sont les avis des clients qui façonnent l’image des entreprises. Si les consommateurs sont déçus, l’image en est considérablement dégradée.

2. Une réglementation nécessaire

Afin d’éviter une utilisation abusive ou mal gérée des réseaux sociaux par les employés qui sont plus ou moins libres de publier des contenus personnels, la direction des entreprises se voit de plus en plus obligée de réglementer l’utilisation de ces réseaux.

Selon une étude, 69% des entreprises réglementent l’utilisation des réseaux sociaux. Aujourd’hui, 35,8% des entreprises disent contrôler (blocage, limitation d’accès, etc.) l’usage des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Twitter) par leurs salariés, contre 27,4% en 2011.

Moins d’une entreprise sur cinq a mis en place une surveillance sur les comportements de leurs salariés au travers des réseaux sociaux et la façon dont ils communiquent, partagent leurs idées et diffusent des informations propres à leur outil de travail.

Selon Deloitte, 58% des dirigeants approuvent l’existence d’un risque de réputation lié aux réseaux sociaux, mais 15% d’entre eux seulement semblent vouloir prendre des mesures concrètes.

Les entreprises ont mis en oeuvre différentes réglementations telles que des politiques d’utilisation, des guides de bonne pratique des réseaux sociaux ou encore l’interdiction partielle ou totale de l’usage des réseaux sociaux à des fins non professionnelles au sein de l’entreprise.

Pourtant, une enquête menée par l’Observatoire Cegos en 2011 indiquait que sur leur lieu de travail, les salariés utilisaient leurs comptes Facebook (61%), Viadeo (9%) et LinkedIn (6%) à titre professionnel. Leur objectif est principalement d’entretenir et d’agrandir leur réseau (59%), puis d’exercer une veille professionnelle (44%).

Selon Jean-Pierre Govekar, rédacteur pour le blog de Viadeo, le moyen le plus fiable pour réglementer l’usage des réseaux sociaux par les employés se trouve être la rédaction de chartes. En effet, poser une charte d’utilisation des médias sociaux revient à informer les collaborateurs des limites à ne pas franchir, car ces nouveaux espaces incitent leurs utilisateurs à interagir, partager leurs idées voire à publier compulsivement des pensées fugaces qu’ils regrettent d’avoir émises.

Si la nécessité d’une charte pour accompagner est évidente, les salariés peuvent y voir un complément au règlement intérieur, en attendant de la voir simplement transformée en avenant (ou alinéa) au contrat de travail. Ainsi, plusieurs raisons peuvent pousser les chefs d’entreprise à adopter une réglementation sur l’usage des réseaux sociaux : pour recruter, pour contrôler l’image de l’entreprise, pour asseoir leur marque, pour établir un lien avec le public, pour augmenter la cible de l’entreprise, etc.

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